Très souvent à cause du câblage, qui n'est jamais suspecté parce qu'il est invisible et qu'il fonctionnait hier. Un câble réseau qui longe un chemin de câbles électriques de puissance, une prise sertie approximativement ou un cordon écrasé sous un pied de bureau produisent des erreurs intermittentes.
Ces erreurs ne provoquent pas de coupure franche. Elles ralentissent, elles font échouer une sauvegarde de temps en temps, elles déconnectent une application au mauvais moment, et elles résistent au diagnostic parce que tout paraît normal quand on regarde.
Ce que la proximité avec la puissance provoque
Un câble réseau en cuivre est sensible aux perturbations électromagnétiques. Longer sur plusieurs mètres un câble d'alimentation de machine, passer près d'un variateur de vitesse ou traverser un local électrique génère des erreurs de transmission.
Le symptôme typique est un débit effondré sans perte de connexion, ou des interruptions qui coïncident avec le démarrage d'un équipement de production. C'est un indice précieux, une panne réseau qui suit le rythme de l'atelier vient presque toujours de là.
La règle de séparation habituelle prévoit une distance minimale entre courants forts et courants faibles, et un croisement à angle droit plutôt qu'un cheminement parallèle lorsque le croisement est inévitable.
En environnement industriel, le passage à la fibre optique pour les liaisons entre bâtiments ou entre l'atelier et les bureaux règle définitivement la question, puisqu'elle est insensible aux perturbations électriques et supprime aussi les problèmes de différence de potentiel entre bâtiments.
L'étiquetage, la mesure la plus rentable
Un câble non étiqueté coûte du temps à chaque intervention et provoque des débranchements accidentels au pire moment.
L'étiquetage aux deux extrémités, avec une correspondance écrite entre les prises murales et les ports du répartiteur, prend une demi-journée une seule fois. Il fait ensuite gagner des heures à chaque diagnostic et facilite considérablement la reprise du dossier par un nouveau prestataire.
Cette correspondance fait partie de la documentation minimale d'une infrastructure, au même titre que le schéma réseau.
Les prises accessibles, sujet de sécurité autant que de réseau
Une prise murale libre dans une salle de réunion, un hall d'accueil ou un atelier donne accès au réseau interne à qui s'y branche.
Deux traitements existent selon l'usage. La désactivation sur le commutateur pour les prises inutilisées, qui prend quelques minutes et ne coûte rien. Le rattachement au réseau visiteurs pour celles qui doivent rester actives dans une zone ouverte.
C'est le prolongement direct de la segmentation du réseau. Une prise accessible n'a pas les mêmes conséquences selon que le réseau est cloisonné ou plat.
Le répartiteur, qui se dégrade par accumulation
Une baie de brassage évolue par ajouts successifs, chacun laissant un cordon supplémentaire. Après quelques années, l'ensemble devient impossible à faire évoluer sans risque.
Le désordre n'est pas seulement esthétique. Il empêche la circulation de l'air, il rend impossible de suivre un cordon du regard, et il conduit à débrancher autre chose lors d'une intervention.
Une remise en ordre se planifie sur une fenêtre de maintenance et se fait une fois. Elle inclut le retrait des cordons qui ne servent plus, généralement un tiers du total.
Les catégories de câbles, sans surinvestir
La catégorie 6 couvre largement les besoins d'une PME et supporte le débit d'un gigabit sur les distances habituelles d'un bâtiment. Les catégories supérieures ne se justifient que pour des liaisons entre commutateurs à très haut débit.
Le point qui compte davantage que la catégorie est la qualité de la pose. Un câble de bonne catégorie mal serti, trop cintré ou dénudé sur une longueur excessive donnera de moins bons résultats qu'un câble ordinaire correctement posé.
La longueur maximale de cent mètres entre équipements actifs reste la règle, dépassements compris dans les faux plafonds où la distance réelle dépasse souvent l'estimation.
Les liaisons entre bâtiments
C'est le point où les erreurs coûtent le plus cher. Une liaison cuivre entre deux bâtiments expose les équipements aux différences de potentiel et aux surtensions d'origine atmosphérique, avec destruction de commutateurs à la clé.
La fibre optique est la réponse, et elle n'est plus coûteuse. Elle supprime la liaison électrique entre les deux bâtiments tout en offrant une marge de débit confortable pour les années à venir.
Ce qui suffit dans une petite structure
Une vérification annuelle convient, à condition d'être réellement faite. Elle consiste à regarder l'état du répartiteur, à vérifier que les ajouts de l'année ont été étiquetés et reportés dans la correspondance, et à contrôler que les prises des zones ouvertes sont toujours désactivées ou rattachées au réseau visiteurs.
Un relevé des erreurs sur les ports des commutateurs complète utilement ce contrôle. Un port qui compte des erreurs signale un câble à reprendre avant qu'il ne provoque une panne difficile à diagnostiquer.
Questions fréquentes
Quelle catégorie de câble choisir pour une PME ?
La catégorie 6 couvre largement les besoins et supporte le gigabit sur les distances d'un bâtiment courant. Les catégories supérieures ne se justifient que pour des liaisons entre commutateurs à très haut débit. La qualité de la pose compte davantage que la catégorie, un câble haut de gamme mal serti donnant de moins bons résultats qu'un câble ordinaire bien posé.
Faut-il de la fibre entre deux bâtiments ?
Oui, c'est fortement recommandé. Une liaison cuivre entre bâtiments expose les équipements aux différences de potentiel et aux surtensions atmosphériques, qui détruisent régulièrement des commutateurs. La fibre supprime toute liaison électrique et son coût est devenu raisonnable, avec en prime une marge de débit pour les années à venir.
Comment diagnostiquer un réseau lent par intermittence ?
Commencez par relever les compteurs d'erreurs sur les ports des commutateurs, ce qui désigne immédiatement les liaisons douteuses. Si les ralentissements coïncident avec l'activité de l'atelier, suspectez un cheminement parallèle à des câbles de puissance. Ces deux vérifications expliquent la majorité des cas et ne coûtent rien.
Que faire des prises réseau inutilisées ?
Les désactiver sur le commutateur, ce qui prend quelques minutes et ne demande aucun matériel. Celles qui doivent rester actives dans une zone ouverte au public se rattachent au réseau visiteurs, sans accès aux serveurs ni aux machines de production. Une prise libre dans un hall d'accueil donne sinon un accès direct au réseau interne.